S’alimenter avant, pendant et après l’effort

L’alimentation est l’autre clé pour réussir une compétition. Elle doit accompagner l’entraînement, être adaptée à l’effort fourni et apporter les compléments nécessaires pour permettre la récupération.

Si vous n’avez pas de problème de poids, inutile de se brider, d’arrêter du jour au lendemain tout corps gras, tout chocolat, tout verre d’alcool ! Les sportifs sont souvent de grands gourmands qui s’autorisent leurs excès en se justifiant par leurs besoins liés aux activités ! Ce qu’il faut avant tout c’est de la mesure et un peu d’hygiène. On évitera surtout les excès d’alcool, de chocolat ou de fondue savoyarde avant une compétition, mais un régime spécifique n’est pas indispensable pour une pratique amateur du sport. Il y a quelques fondamentaux à savoir mais l’entraînement est parfois suffisamment difficile pour ne pas ajouter une contrainte de plus en refusant une raclette entre amis ou une bière pression en fin de journée. Ça peut entacher la motivation qui reste l’élément le plus important du moteur du sportif.

Néanmoins, il convient avant tout de s’hydrater correctement : avant, pendant et après l’effort. Des eaux minérales seront préférées à des eaux de source, il conviendra cependant d’en varier les marques pour éviter les carences. Après l’effort, une boisson pétillante et préférable car elle apporte un complément salé qui facilite la récupération, le sel étant un recenseur d’eau. On évitera, sauf en compétition, les boissons trop sucrées. Ce sont des sucres rapides qui, s’ils ne sont pas utilisés, immédiatement sont stockés inutilement.

Pendant la course : prenez ce que vous voulez tant que vous y êtes habitués !

En termes de nourriture, il faut, notamment pendant les périodes de charge importante de travail, avec des séances répétées, privilégier des sucres lents (pâtes cuites aldente sinon ce sera des sucres rapides, riz, pommes de terre, que l’on pourra varier avec des lentilles, des haricots verts ou des variantes type polenta). La fameuse « pasta party » la veille et l’avant-veille reste un passage obligé, mais évitez de prendre un kilo la veille d’un trail de 20 km !

Après, c’est avant tout de l’hygiène qui est recommandée : préférez la viande blanche à la viande rouge, alternez avec du poisson, évitez les excès de corps gras, limitez la consommation d’alcool, surtout des alcools forts qui limitent votre capacité de récupération (sensations de jambes lourdes), ne fumez pas, privilégiez les fruits, les laitages. Evitez cependant le grand bol de chocolat chaud le matin d’une course. Si vous prenez des céréales le matin d’une compétition, on peut vous recommander de les manger avec de l’eau (car le lait est lourd à digérer)…il y a plein de façons de faire, il y a aussi beaucoup de préparations alimentaires vendues dans le commerce, l’important est d’essayer et de conserver ce qui vous convient le mieux en conservant le goût et l’envie !

Sur les courses, il y a souvent des ravitaillements, il faut se forcer à s’alimenter, quitte à prendre la nourriture et la manger en course, veillez à ne pas sauter de ravitaillement, même si vous vous sentez bien au moment où vous passez devant : vous risquez de le payer par la suite. Si vous êtes en autonomie, les mêmes principes demeurent : si vous partez sur des épreuves longues, de plusieurs heures et même plusieurs jours, pensez à alterner barres de céréales avec des fruits, des pâtes d’amandes, le carré de chocolat que vous apprécierez encore plus ce jour-là, les fruits secs qui apportent du sel ! Il n’est pas rare de voir qu’après dix heures d’effort, malgré la faim, vous ne pouvez plus avaler la moindre barre de céréale au chocolat que vous adoriez pourtant, simplement parce que vous en êtes à votre onzième et que votre corps réclame autre chose ! Vous avez une saturation des produits sucrés, pensez alors à privilégier la nourriture salée, type gâteaux apéritifs, voire dans les cas extrêmes, de boire de l'eau salée (testé) ! Et continuez à vous alimenter par petites gorgées fréquentes (l’idéal pour cela est de porter sa réserve à eau dans les poches prévues à cet effet et qui s’intègrent aux sacs à d’eau, avec une pipette, facilement accessible – un conseil d’ailleurs pour conserver ces poches à eau : une fois lavée, mettez là au congélateur pour ne pas que les bactéries se développent).