Et le cœur dans tout cela ? Organe principale du sportif, il convient de l’écouter, le surveiller pendant l’effort, au repos et de faire régulièrement une surveillance médicale (par un test d’effort). Etre à l’écoute d’une douleur anormale, d’une sensation d’emballement…il faut veiller à limiter le risque d’exposition à des risques de crise cardiaque (ce qui arrive malheureusement sur des courses, même chez des coureurs entraînés). Pour cela, la préparation régulière et la surveillance sont les meilleurs atouts pour limiter le risque. Un cardio-fréquencemètre peut être un outil de suivi très utile à la fois dans la planification de l’entraînement et dans la meilleure connaissance de la réaction de son corps à l’effort. La fréquence cardiaque est pratiquement le seul indicateur physiologique qui est utilisable sur le terrain pour renseigner sur l'intensité de l'exercice.
Il convient d’ailleurs de comprendre les réactions du cœur face à l’effort : au repos, le cœur d’une personne normale bat autour de 60 pulsations par minute (à prendre au réveil, en restant allongé). Certains sportifs très entraînés descendent à 30 pulsations ! Avant l'exercice, la fréquence cardiaque aura tendance à augmenter de façon anticipée, le sportif ressentant une forme d’émotion par anticipation. Pendant l’exercice, la fréquence cardiaque augmente rapidement, pour ensuite se stabiliser progressivement si l'intensité de l'exercice est inférieure ou égale à la puissance maximale aérobique (PMA). Si l’intensité en revanche est est supérieure à la PMA, la fréquence augmente, atteint son maximum et s'y maintient jusqu'à la fin du travail. A l'arrêt de l'effort, la fréquence décroît en deux temps : d'abord rapidement pendant la première minute puis beaucoup plus lentement.
L’entraînement permet d’avoir des effets positifs sur la réactivité du cœur à l’effort : la fréquence de repos baisse sous l'effet de l'entraînement. Cela est dû à l'augmentation du volume des cavités cardiaques. Pour une même intensité d'exercice de type aérobie, la fréquence cardiaque d'un sportif entraîné se stabilise plus facilement et à un seuil plus bas que celle d'une personne non entraînée. Le retour à la normale, et donc la récupération, se fait plus rapidement chez le sportif entraîné.
Les sportifs entraînés augmentent leur débit cardiaque et peuvent avoir une VO² maximum importante (c'est-à-dire le volume d'oxygêne que le corps peut utiliser à sa vitesse maximale aérobique) Il est donc nécessaire avant d’envisager un entraînement spécifique à haute intensité de travailler le foncier du sportif pour lui permettre d’avoir une VO² max importante.